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Conseil Municipal, la culture et la prévention au menu

Le conseil municipal de la ville de Lyon s'est déroulé le 4 mai dans une ambiance pour le moins tendue (voir article de LYon-Actualités.fr). Le personnel de la ville avait tenu à manifester bruyamment son opposition au projet "Emeraude" de redéploiement de personnel.
Mais le brouhaha extérieur et les tensions qui s'en sont suivies entre majorité et opposition n'ont pas empêché le Conseil de travailler et d'approuver un certain nombre de décisions.

Vidéosurveillance, sécurité et berges du Rhône
Depuis le premier mandat de Gérard Collomb, les élus de la majorité se sont rangés, non sans discussions, à l'idée que les caméras de "vidéoprotection" pouvaient jouer un rôle dans la sécurisation de certains secteurs. Jean-Louis Touraine, désormais en charge de ce domaine, a cette fois proposé d'installer des nouvelles caméras dans des secteurs éloignés du centre ville (quartiers de la Duchère, de la Confluence et des Berges du Rhône...) pour un montant de 1450000€.

Les nuits un peu trop sonores des berges du Rhône
La sécurité, il en a aussi été question à partir d'une question écrite du Maire du troisième arrondissement Thierry Philip, qui s'est inquiété de l'augmentation du tapage nocturne sur les berges du Rhône. "La rançon du succès" a estimé le Maire du 3ème, mais il convient aujourd'hui de faire respecter le sommeil des riverains. Jean-Louis Touraine a renvoyé en partie la balle dans le camp du Préfet ; car si la police municipale a le pouvoir de faire respecter les décrets du Maire (interdiction de consommation d'alcool, prise en charge dans le cadre d'une convention avec SOS médecins des "ivresses publiques manifestes", réquisition des instruments de musique etc.) le préfet a lui en charge la régulation de la vente d'alcool ; et l'adjoint au Maire de s'étonner que des autorisations soient données très facilement à des boulangeries et des petits commerces pour vendre de l'alcool la nuit dans un secteur où il est interdit d'en consommer !

La prévention, les projets urbains et les subventions aux associations culturelles
Dans les domaines culturels, sociaux et de la "gestion sociale et urbaine de proximité", les conseillers se sont ensuite livrés à un véritable saupoudrage de subventions : du "Mozaic café" des pentes de la Croix Rousse aux régies de quartier des différents arrondissements en passant par les centre sociaux, les maisons des jeunes, les associations culturelles et sportives, les organisations de commerçants, les théâtres et les groupes participant à la programmation du festival "Tout l'monde dehors", plusieurs centaines de projets associatifs ont reçu une aide qui peut aller de quelques centaines d'euros pour la plupart d'entre elles à des sommes plus importantes (80000€ pour le projet Sputnik de la compagnie La HorsDe à la Duchère par exemple).

4165000€ pour les écoles privées
Les conseillers ont aussi voté le lancement de chantiers particulièrement coûteux, comme la mise au norme des ascenseurs de la ville : 5500000€ ont été provisionnés pour un programme qui touchera 88 bâtiments.

La Ville de Lyon s'engage aussi pour le financement des écoles privées dans lesquelles les "enfants sont de plus en plus nombreux" : 4165000€ y seront affectés cette année, soit une augmentation de 88000€ mécaniquement liée, puisque la subvention par élève n'augmente pas, "à l'augmentation du nombre d'enfants scolarisés dans les écoles privées lyonnaises".

Une transaction amiable pour le contentieux du Musée Gadagne
Enfin, les conseillers ont finalement été appelés à transiger sur le conflit du Musée Gadagne : entre la première délibération de travaux en 1998 et l'inauguration prévue en juin 2009, plus de dix années se seront écoulées pour la rénovation de ce Musée d'Histoire et de la Marionnette ! La société GTEC, qui avait en charge les travaux s'est estimée lésée par les arrêts répétés des chantiers. Elle réclamait plus de 1Millions d'Euros d'indemnité et a porté l'affaire devant un comité de réglement amiable. Au terme d'une longue procédure, la ville de Lyon a accepté une transaction dans laquelle elle versera 350000€ HT pour solde de tout compte et ne demandera plus à l'entreprise d'indemnités de retard. En contrepartie, l'entreprise renonce au reste du paiement de sa réclamation, soit à une somme de 688000€ HT.