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Régionales 2010 : Les régions se mobilisent contre les projets de réforme du mode de scrutin

Dans un entretien avec l'hebdomadaire l'Express, le Premier Ministre François Fillon a évoqué une éventuelle modification du mode de scrutin régional pour les prochaines élections de 2010.
La réaction ne s' est pas faite attendre et la plupart des présidents de Conseils régionaux, en grande majorité de gauche, ont "réagi vivement" a toute idée de remise en cause d' un système qui fonctionne bien même si, pour nombre d' entre eux, il serait préférable pour une plus grande compréhension des électeurs, que le scrutin par liste soit organisé au niveau de la région et non plus département par département.
Le mode de scrutin actuel permet de dégager des majorités stables
Pourquoi revenir sur un mode de scrutin qui a donné une plus grande lisibilité à l' institution régionale et surtout permis de dégager des majorités stables ?, demande Alain Rousset, Président du Conseil Régional d' Aquitaine et de l' ARF (association des Régions de France). Il est vrai que le mode de scrutin actuel, calqué sur celui des municipales, assure une majorité à la liste arrivée en tête et une représentation proportionnelle de l' opposition.
Mais il semble que le projet de François Fillon, en plus de redéfinir la base du scrutin, serait de proposer un vote à un seul tour ! "ce ne serait pas lisible, et ce n' est d' ailleurs pas dans la tradition française", s' indigne Jean Jack Queyranne. Le président de la Région Rhône Alpes qui pense par ailleurs que le scrutin actuel permet de définir une majorité claire en proposant des alliances entre les deux tours. "Les électeurs savent ainsi pour qui ils votent et ils n' ont pas l' impression d' être trompés par des alliances négociées dans les couloirs une fois l' élection terminée".
Clarifier les compétences et assurer les ressources
Ce dont ont besoin les régions, ce n' est pas d' une réforme de leur mode de scrutin, mais d' une clarification de leurs compétences, de transferts des ressources équivalentes aux transferts de charges et d' une véritable réforme de la fiscalité locale, précise Alain Rousset dans un courrier qu' il a adressé le 27 mars dernier à François Fillon.